Nathalie est coach, elle accompagne des femmes qui veulent se réapproprier leur vie.
Il y a 4 ans, elle m’a confié la création de son site WordPress. On a travaillé ensemble. Le résultat était propre, cohérent avec ce qu’elle était à l’époque : une praticienne centrée sur le corps et la relation à la nourriture.
À la livraison, je lui ai fait une formation pour qu’elle puisse prendre le site en main seule. Modifier une page, publier un article, changer une image. Rien de complexe. Elementor est conçu pour ça. Mais, elle n’a jamais ouvert le site après ce jour-là.
Le mail que personne ne veut envoyer
Un matin, Nathalie tape son propre nom dans Google.
Le site n’apparaît pas. Elle cherche l’URL directement, mais page blanche. Son hébergement n’avait pas été renouvelé. Le site avait disparu du web comme s’il n’avait jamais existé.
Elle m’a envoyé un mail.
J’avais une sauvegarde. J’ai remis le site en ligne, fait les paramétrages qu’elle me demandait sur Kartra, la plateforme sur laquelle elle avait, entre-temps, développé toute une offre de formation.
C’est là que j’ai vu quelque chose qui m’a arrêtée.
Ce que j’ai découvert sur Kartra
En travaillant sur son compte, j’ai repéré des pages qu’elle était en train de reconstruire sur Kartra. Une page de vente et une page de capture pour sa newsletter.
Ces pages existaient déjà sur son site WordPress.
Je lui en ai parlé. Sa réponse a été directe : elle n’osait plus toucher son site WordPress. Elle avait peur de casser quelque chose. Et de toute façon, il n’était plus à son image, alors à quoi bon.
Elle s’était réfugiée sur Kartra parce que l’interface lui semblait moins intimidante. Pourtant, Elementor, le constructeur de pages que j’avais installé sur son site, est objectivement plus simple à prendre en main. Mais Nathalie n’avait jamais pratiqué. La formation de la livraison s’était évaporée faute d’usage. Et pendant 4 ans, l’outil était resté figé.
Le vrai problème n’est pas technique
Il y a donc un vrai problème de décalage. Son site WordPress parle d’une femme qui accompagne sur le corps et l’alimentation. Son offre aujourd’hui accompagne des femmes vers leur émancipation. Ce n’est plus la même promesse, la même cible, la même Nathalie.
Son site ne la représente plus. Alors elle ne s’y projette plus, elle n’y touche plus, il stagne, il ne convertit rien, il disparaît : d’abord des résultats Google, puis littéralement du web.
C’est un cercle vicieux par inaction.
WordPress ou Kartra : la mauvaise question
Beaucoup de coachs qui développent une offre de formation arrivent à ce moment où elles se demandent : est-ce qu’il faut garder mon site WordPress, ou tout basculer sur Kartra ?
C’est une question légitime, mais pas du tout la bonne question.
Kartra est un outil de tunnel de vente. Il est conçu pour vendre une formation, capturer un email, automatiser une séquence. Il fait ça très bien.
WordPress est un site internet. Il est conçu pour exister dans Google, pour accueillir un prospect qui ne vous connaît pas encore, pour construire une crédibilité sur le long terme. Il fait ça que Kartra ne peut pas faire.
Ce ne sont pas des concurrents, mais 2 outils à des étapes différentes du parcours de votre client·e.
Le problème de Nathalie n’était pas d’avoir les 2, mais l’un des 2 ne reflétait plus rien de ce qu’elle propose et qu’elle le savait sans pouvoir le formuler. Alors elle l’avait abandonné.
Un site que vous n’assumez plus, vous ne le mettez pas à jour. Vous ne le montrez pas. Vous ne le mentionnez pas. Il cesse d’exister dans votre communication avant même de cesser d’exister techniquement.
Ce qu’on va retravailler ensemble en mai
Nathalie et moi allons refondre son site en mai parce qu’il raconte une histoire périmée : sa cible a changé, son offre a changé, son positionnement a changé et son site n’a pas bougé.
Un site qui ne dit plus qui vous êtes ne sert pas à rien. Il dessert activement votre image. Il crée un décalage entre ce que vous valez et ce que perçoit un·e prospect·e qui arrive dessus pour la première fois.
Ce décalage a un coût. Il ne s’affiche pas dans vos statistiques. Mais il se mesure dans les clients que vous ne signez pas, les tarifs que vous n’osez pas afficher, la crédibilité que vous portez seule sans que votre site en prenne une partie.
Ce que ça m’a appris, et ce que ça vous dit peut-être sur vous
Si vous avez un site qui existe mais que vous ne montrez plus, la question n’est pas « comment le réparer techniquement ».
La question est : est-ce qu’il dit encore qui vous êtes ?
Si la réponse est non, ou si vous hésitez, c’est que quelque chose a changé dans votre offre, votre cible ou votre positionnement, et que votre site n’a pas suivi.
Soyez cohérent·e entre ce que vous faites et ce que les gens voient quand ils arrivent chez vous en ligne.
Un site que ne l’habitez plus ne vous représente plus. Et un site que vous n’habitez plus ne travaille pas pour vous.
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