Hier soir, j’ai fait quelque chose d’inhabituel. J’ai voulu tester mon propre prompt d’audit, celui que j’offre aux abonné·es de ma newsletter, et je l’ai utilisé 2 fois de suite. Une première fois sur mon propre site. Une deuxième fois sur le site d’une consœur freelance WordPress, sérieuse, compétente, active depuis plusieurs années.
L’idée n’était pas de me flageller, et encore moins de la discréditer. La raison était bien plus simple : quand on est consultant·e et qu’on veut créer son site internet, on ne sait pas toujours par où commencer ni quoi regarder. On se retrouve face à des questions concrètes : qu’est-ce qui fait qu’un site fonctionne vraiment pour un profil comme le mien ? Qu’est-ce qu’on oublie presque toujours ? Où est-ce que ça coince, même sur des sites de professionnel·les expérimenté·es ?
Auditer 2 sites réels, le mien et celui d’une consœur, c’était la façon la plus honnête d’y répondre, en étudiant des cas concrets, avec les mêmes angles morts qu’on retrouve partout.
Ce que l’IA a révélé sur ces 2 sites, c’est finalement ce que tout consultant·e devrait avoir en tête avant de se lancer dans la création de son site. Une façon de penser ce que le site doit faire et ce qu’il rate souvent.
D’abord : pourquoi la création de site internet pour consultant·e est un cas à part
Un·e consultant·e, qu’iel soit en stratégie, en RH, en management, en ingénierie, en formation, a des enjeux très précis que la plupart des prestataires web traitent comme des enjeux génériques.
La crédibilité avant tout
Un·e consultant·e vend son expertise, son jugement, sa capacité à voir ce que son·a client·e ne voit pas. Son site doit transmettre cette autorité dès les premières secondes.
Peu de volume, mais haute qualité de prospects
Un consultant n’a pas besoin de 10 000 visiteurs par mois. Il a besoin que les 200 bons prospects qui arrivent sur son site comprennent immédiatement que c’est pour eux, et passent à l’action.
Un positionnement souvent flou à l’écrit
Ce que vous faites est évident pour vous. Sur un écran, ça prend 3 secondes à perdre quelqu’un. La clarté du message est le premier défi et le plus souvent sous-estimé.
Ce sont exactement les dimensions que mon prompt d’audit analyse. Voyons ce qu’il a trouvé.
Audit n°1 : Mon propre site (tonempreinte.fr)
Je commence par moi. C’est la seule façon d’être crédible quand on dit « je vais vous montrer ce qui bloque un site ».
Ce qui fonctionne (c’est l’IA qui l’a dit ! Pas moi)
Le menu est structuré par intention, pas par prestation
« Je veux déléguer », « Je veux apprendre », « Je ne sais pas par où commencer » c’est exactement comme ça qu’un·e consultant·e pense quand il ou elle cherche à créer son site. Il n’y a pas besoin de mettre « identité de marque » ou « refonte » tout de suite. Iel sait où il en est, pas comment nommer ce dont iel a besoin. Cette navigation est l’un des meilleurs choix du site.
La promesse « Il est temps que votre image reflète enfin votre expertise » est claire
Elle parle à une douleur précise et universelle chez les professionnel·les d’expertise : le sentiment que leur valeur réelle n’est pas visible de l’extérieur. C’est exactement la phrase qui crée la reconnaissance immédiate.
Les photos sont là, et elles font le travail
2 photos de moi sur la homepage. Beaucoup de prestataires web restent dans l’abstrait : logos, icônes, mockups de sites. Montrer son visage 2 fois, c’est cohérent avec ce qu’on vend : une relation, pas une livraison. Ça humanise avant même qu’on lise le premier mot.
Les témoignages sont précis, chiffrables, attribués
« Quasiment tous mes nouveaux clients viennent du site » avec un nom, un métier, un contexte. Ce n’est pas « super expérience, je recommande ». C’est de la preuve.
Ce qui bloque (L’IA ne m’a pas fait de cadeau… Et je ne vous le cache pas !).
Le H1 dit le métier, pas la différence.
« Designer site Internet et identité de marque pour entrepreneur·euse » est juste mais ne fait pas ressortir ma valeur ajoutée. La vraie promesse, celle qui me distingue des autres confrères et consoeurs, est dans la phrase juste en dessous.
→ L’IA me dit « Elle mériterait d’être au-dessus. » mais en temps que pro de la stratégie Digitale, j’ai décidé de ne rien changé. Puisque ma balise H1 est stratégique pour mon SEO et que l’IA ne l’a pas pris en compte dans son raisonnement… Vous allez voir, je vais vous expliqué aussi mes choix ci-dessous. Et, les recos faites par l’IA sont toujours à prendre avec des pincettes.
La cible réelle arrive trop tard
Avocat·es, architectes, consultant·es, psychologues : voilà la cible qui se reconnaît immédiatement dans mon approche. Cette précision n’apparaît qu’en section « À propos ». Pendant ce temps, un e-commerçant ou un restaurateur pourrait se croire aussi concerné et continuer à lire, pour rien.
→ Pour ma part, je ne cible pas sur un métier précisément mais plutôt un solopreneur ou un dirigeant de TPE qui galère vraiment avec son site et qui a tout essayé de faire seul·e, mais qui n’arrive pas à obtenir le résultat qu’iel souhaite, et ça j’en parle dès le démarrage de ma page d’accueil.
Trop de CTA actifs en même temps
Audit gratuit, séance découverte, trois offres distinctes, formulaire newsletter, liens vers 3 domaines différents. Chaque élément est justifié. L’ensemble crée une saturation décisionnelle. Pour un·e consultant·e hésitant·e, qui est souvent le profil qui arrive sur ce type de site, trop de portes ouvertes au même endroit, c’est l’immobilisme.
→ Pour le coup, je suis totalement d’accord ! Mais pour le moment, je laisse ainsi parce que je fais des tests. Je sais que c’est un faiblesse mais je fais évoluer mon site chaque semaine. C’est un de mes chantiers en cours…
L’éclatement en 3 domaines crée une rupture de parcours
tonempreinte.fr, votreempreinte.fr, forme.tonempreinte.fr. Logique de gamme, oui. Mais du point de vue du visiteur, être redirigé vers un autre domaine en pleine navigation crée une micro-friction. On quitte le site sans le réaliser. En SEO, l’autorité de domaine est fragmentée entre trois entités.
→ Vrai et faux en même temps. C’est une logique de gamme et je redirige toujours en prévenant. Je fais aussi très attention à ma stratégie SEO pour que les sites ne se cannibalise pas entre eux. Il y a une vraie stratégie derrière que l’IA n’avait pas à sa connaissance quand elle a fait l’audit à froid…
Audit n°2 : Le site d’une consœur freelance WordPress (anonymisée)
Pour le deuxième cas, j’ai choisi le site d’une freelance WordPress sérieuse : 6 ans d’expérience, portfolio solide, avis clients positifs, spécialisée dans la création de sites pour indépendants et TPE. Une professionnelle compétente. Disclaimer : je ne fais pas du tout un procès à cette personne que j’ai pris soin d’anonymiser, mais je souhaitais faire un vrai cas d’étude.
Ce qui fonctionne
Le positionnement technique est clair
On comprend immédiatement l’outil (WordPress), la cible (indépendants, TPE), et le périmètre (création, SEO, maintenance). La lisibilité métier est là.
Les avis clients existent et sont détaillés
Les témoignages cités sont précis, avec des contextes de projet identifiables. Elle ne cherche pas la flatterie mais être stratégique car sa preuve sociale fonctionne parfaitement.
L’approche « stratégie avant le design » est mentionnée
Le fait de travailler la stratégie avant de toucher au design est explicitement dit. C’est un différenciateur fort dans ce marché. Il est là, juste pas assez central.
Ce qui bloque
→ Attention, je préviens toujours quand je fais un audit que je ne connais pas le contexte ni les choix stratégiques de la personne. Je fais donc cet audit sans connaître les tenants et aboutissants. C’est exactement ce que j’ai fait ci-dessous et il ne faut donc pas prendre ce que j’ai écrit ici comme une vérité absolue.
Car si vous avez bien lu ce qui précède, vous aurez remarqué que je me suis permis des ajouts à mon propre audit, signalés par cette flèche → : tout ce que dit l’IA sur mon entreprise ne prend pas en compte l’ensemble de ma stratégie, de mes réflexions et de mes ressources internes.
Quant à ma consœur, elle n’a pas eu son mot à dire sur ce que j’ai écrit ici, c’est également pour cette raison que je l’ai anonymisée.
Le message est noyé dans l’exhaustivité
Création de site, SEO, maintenance, formation WordPress, formation WooCommerce, stratégie digitale, audit, copywriting, branding, e-commerce. Cette liste est un réflexe classique de freelance qui ne veut pas rater de missions. Elle brouille complètement la perception du visiteur. Quand on fait tout, on n’est expert·e de rien aux yeux de quelqu’un qui ne vous connaît pas encore.
Une partie importante du contenu explique pourquoi WordPress est bien
Ce n’est pas l’objection du prospect·e consultant·e. Iel ne se demande pas si WordPress est un bon CMS. Iel se demande si cette personne est la bonne pour son projet. L’argumentaire répond à la mauvaise question.
Il n’y a qu’une seule porte d’entrée dans la relation
« Prenez rendez-vous. » Rien entre « je découvre le site » et « je m’engage ». Pas de ressource intermédiaire, ni de contenu qui garde le contact avec quelqu’un qui n’est pas encore prêt. Dans un cycle de décision qui dure souvent 2 à 6 semaines pour ce type de prestation, l’absence de capture intermédiaire est une fuite massive de prospects.
La stratégie géographique multiplie les pages locales identiques
Des pages pour 5 villes différentes avec un contenu très proche, c’est une stratégie SEO compréhensible. Mais elle envoie inconsciemment le signal « je cherche du volume » plutôt que « j’ai un positionnement fort ». Et pour un·e prospect·e consultant·e qui évalue un·e prestataire, ce signal compte.
La checklist à garder quand on construit son site de consultant
2 sites, 2 professionnelles, 2 ensembles d’angles morts différents. Mais des patterns qui reviennent. Et qui, retournés dans l’autre sens, donnent exactement ce qu’un site de consultant doit faire juste.
Mon message différenciateur est visible dès les 10 premières secondes
Ce qui me distingue : mon approche, ma méthode, ma vision, ne doit pas être enterré après la liste de services. Le·a visiteur·euse ne scrolle pas pour chercher votre valeur ajoutée. Soit elle est en haut, soit elle n’existe pas pour lui·elle.
Ma cible se reconnaît immédiatement, sans avoir besoin de lire jusqu’en bas
En 10 secondes, quelqu’un qui correspond à mon profil idéal doit penser « c’est pour moi » et non « peut-être, je continue à lire pour voir ».
Mon site propose un chemin pour les gens qui ne sont pas encore prêts à signer
Un seul CTA « prenez rendez-vous » ne capture que les prospect·es déjà décidé·es. La majorité des visiteur·euses sont en phase d’exploration. Est-ce qu’il y a quelque chose pour elleux : une ressource, une newsletter, un contenu intermédiaire, qui leur permet de rester en contact sans s’engager tout de suite ?
Ce que je promets, mon site le démontre lui-même
Je vends la clarté du message ? Mon message est clair.
Je vends la conversion ? Mon site convertit.
Je vends l’alignement identité-image ? Mon site me ressemble vraiment.
Pas nécessairement parfait, mais cohérent. L’écart entre le discours et la réalité du site, c’est la première chose qu’un prospect ressent, même inconsciemment.
Mon site a un seul CTA principal par section, pas 5
Trop de portes ouvertes au même endroit = immobilisme. Chaque section de page doit guider vers une action prioritaire. Les autres peuvent exister, mais en second plan.
Je ne suis pas le seul regard sur mon propre site
C’est le point le plus difficile à cocher soi-même, parce que quand on est trop proche de son projet, on ne voit plus ce qui cloche. Un regard extérieur structuré (humain ou via un prompt IA) change souvent tout en quelques minutes.
Ce qu’on oublie presque toujours avant de créer son site de consultant : les 5 points à clarifier en amont
L’audit IA m’a permis de les formuler avec précision. Ce sont les angles morts que j’ai retrouvés sur les 2 sites, et que je retrouve aussi chez la majorité des consultant·es qui arrivent me voir.
1. Avez-vous défini votre message avant de penser au design ?
Le design vient en dernier. Ce qui vient en premier, c’est : pour qui, pour quoi, et pourquoi vous plutôt qu’un autre. Un site construit dans l’autre sens sera toujours joli et toujours vague. Et le vague ne convertit pas.
2. Savez-vous comment vos prospects vous cherchent sur Google et sur les IA ?
Le SEO ne s’ajoute pas après coup. Il se pense dès la structure : les pages, les titres, les mots utilisés dans les textes. Si vous ne savez pas sur quels mots-clés vous voulez être trouvé·e, personne ne le saura à votre place : ni votre prestataire, ni l’algorithme.
3. Avez-vous prévu ce qui se passe après la livraison ?
Modifier une page, ajouter une offre, publier un article : est-ce que vous pourrez le faire seul·e ? Un site sur lequel vous ne pouvez pas intervenir sans appeler quelqu’un devient très vite un site figé. Et un site figé vieillit mal.
4. Avez-vous des preuves à montrer et non juste des promesses ?
Les témoignages, les cas clients, les résultats concrets : c’est le carburant d’un site de consultant. Un site sans preuve sociale ne convainc que les gens déjà convaincus. Si vous n’avez pas encore ces éléments, c’est le moment de les préparer avant la mise en ligne.
5. Avez-vous réfléchi à ce que votre site ne doit PAS faire ?
Un site qui essaie de parler à tout le monde ne parle à personne. Définir ce que vous ne voulez pas : les clients que vous ne souhaitez pas attirer, les offres que vous ne voulez plus mettre en avant, le ton qui ne vous ressemble pas, est aussi structurant que de définir ce que vous voulez.
Et le prompt, dans tout ça ?
Ce que l’IA a vu en quelques minutes sur 2 sites professionnels : les angles morts, les incohérences, les forces sous-exploitées, c’est ce qu’un regard humain extérieur voit lui aussi. La différence : le prompt le structure immédiatement, sans filtre de politesse mais aussi sans prendre en compte tout le contexte et les réflexions que vous avez sur votre entreprise. (Petit rappel, comme précisé plus haut : ce que l’IA produit est un point de départ, pas un verdict. Prenez toujours un temps de recul sur ce qu’il vous dit.)
Vous pouvez l’utiliser pour :
- Auditer votre propre site (savoir où vous en êtes)
- Évaluer le site d’un prestataire avant de le contacter (en appliquer les critères à son propre cas)
- Comprendre pourquoi votre site actuel ne génère pas les contacts qu’il devrait
Le prompt est disponible gratuitement pour les abonné·es à ma newsletter.
Vous collez l’URL. L’IA analyse. En 2 minutes, vous avez une lecture structurée en 5 dimensions, avec des observations concrètes et des pistes d’action.
→ S’inscrire à la newsletter et recevoir le prompt
Et si vous voulez un regard humain sur votre site et un retour mesuré de ce que vous a dit l’IA, je vous propose de prendre un rdv de 30 minutes avec moi, gratuit, sans vente forcée, avec un retour actionnable ici :
→ Réserver l’audit gratuit de site internet
FAQ : Création de site internet pour consultant·e
Combien coûte la création d’un site internet pour un·e consultant·e indépendant·e ?
Pour un·e consultant·e indépendant·e, le budget varie selon le niveau de personnalisation. Un site sur modèle personnalisé commence autour de 150-500€. Un site WordPress sur mesure avec stratégie de contenu et identité visuelle se situe entre 2 000 et 5 000€. L’audit préalable est souvent l’étape qui détermine le bon budget et évite de payer 2 fois.
Quel CMS choisir pour un site de consultant·e ?
WordPress reste la référence pour les consultants qui veulent être trouvés sur Google, maintenir leur site dans la durée et ne pas dépendre d’une plateforme propriétaire. Wix et Squarespace conviennent pour des besoins temporaires simples. Notion n’est pas un site internet, Google ne le lit pas.
Combien de temps faut-il pour créer un site de consultant·e professionnel ?
Un site sur mesure prend en moyenne 2 à 3 mois parce que la phase de stratégie et de définition du message prend du temps bien fait. Les solutions sur modèle permettent de lancer en 1 à 2 semaines.
Un·e consultant·e a-t-iel besoin d’un blog sur son site ?
Oui, si l’objectif est d’être trouvé sur Google ou dans les résultats des IA (GEO). Non, si le blog est publié une fois par an, dans ce cas, mieux vaut ne pas en avoir. Un blog actif est un levier SEO puissant pour un consultant ; un blog abandonné est un signal négatif.
Comment savoir si mon site de consultant·e est efficace ?
Le signe le plus simple : est-ce que des prospect·es qualifié·es vous contactent via votre site, sans que vous les ayez approchés en amont ? Si la réponse est non, ou rarement, c’est le signe qu’il y a un frein quelque part : message, structure, SEO ou conversion. L’audit de site permet de l’identifier.



