Votre page À propos ressemble à un CV ou à une plaquette commerciale. Voici pourquoi ça ne convainc pas et ce que mes propres anecdotes m’ont appris. Découvrez comment se présenter sur son site professionnel sans ressembler à tout le monde !
La plupart des pages « À propos » que je lis sont interchangeables.
Diplômes, années d’expérience, liste de compétences, phrase de clôture sur « l’accompagnement personnalisé ». Le tout agrémenté d’une photo souriante sur fond neutre.
Ce n’est pas une présentation. C’est un CV reformaté pour le web.
Le problème n’est pas que ce contenu soit faux. Le problème est qu’il ne dit rien de spécifique. Il pourrait appartenir à n’importe quel·le professionnel·le de votre secteur. Et si votre page À propos pourrait appartenir à quelqu’un d’autre , elle ne vous appartient pas vraiment.
Quand j’ai retravaillé ma propre page, j’ai choisi de ne garder que ce qui dit quelque chose de précis sur ma façon de travailler. Pas mon diplôme, ce que mon parcours atypique m’a appris concrètement. Pas mes valeurs listées en bullet points, des anecdotes qui les prouvent.
Voici les sept moments de mon parcours que j’ai gardés, et pourquoi chacun dit quelque chose d’utile sur ce que je fais vraiment.
Ce qu’une page À propos doit prouver, pas raconter
Avant les anecdotes : un point de méthode.
Une page À propos ne sert pas à vous présenter. Elle sert à prouver que vous êtes la bonne personne pour le problème précis que votre prospect essaie de résoudre.
La différence est importante.
« Je suis webdesigner depuis 8 ans et j’accompagne les professionnel·les dans leur communication », c’est une présentation. Elle dit ce que vous êtes.
« J’ai travaillé avec des cabinet d’avocats, des architectes indépendants et des consultant·es en transformation et dans 80 % des cas, le problème n’était pas leur offre. C’était leur image, qui ne reflétait pas ce qu’ils·elles valaient réellement » c’est une preuve. Elle dit ce que vous avez compris.
La deuxième formule attire le bon prospect et fait fuir les autres. C’est exactement ce qu’une page À propos doit faire.
Ce que je vais vous montrer maintenant, ce sont les anecdotes que j’ai choisies pour ma propre page et ce que chacune prouve sur ma façon de travailler, au-delà du simple récit.
Les sept anecdotes de ma page À propos et ce qu’elles prouvent vraiment
5/20 en maths, bac mention : ce que ça dit sur l’exigence
Mes profs prédisaient un redoublement. J’ai eu mon bac du premier coup, avec mention.
Ce n’est pas une histoire de « persévérance » au sens général. C’est une information précise sur ma façon de travailler : quand je me fixe un objectif, je construis une méthode pour l’atteindre, même quand les conditions de départ sont mauvaises. J’applique exactement la même logique aux projets de mes clients; pas d’improvisation, pas de template, une méthode construite pour le contexte spécifique.
Une fille sur dix dans une promo technique : ce que ça dit sur la posture
Études en informatique, 10 filles pour 80 garçons. Un environnement où tenir sa place demandait un effort constant.
Ce que j’en ai tiré n’est pas de la résilience au sens abstrait. C’est la capacité à formuler un point de vue clairement, à ne pas le retirer quand il dérange, et à exister dans un espace où la norme ne me ressemble pas. C’est précisément ce que je fais avec les professionnel·les que j’accompagne : les aider à formuler un positionnement qui leur appartient, même quand leur secteur tend vers la standardisation.
« Vous avez les dents qui rayent le parquet » : ce que ça dit sur le point de vue
Une professeure en DUT m’a sorti cette phrase pour me dissuader d’envoyer une lettre de motivation qu’elle trouvait trop ambitieuse.
Je n’ai rien changé. J’ai décroché le stage.
Ce que ça dit de ma façon de travailler : j’ai une conviction sur ce qu’une image doit dire, et je ne la dilue pas pour la rendre confortable. Quand je dis à un·e client·e que son site le·la sous-représente, je ne l’enveloppe pas dans des précautions. Je le dis, avec les arguments qui le prouvent.
Erasmus refusé, États-Unis trouvés : ce que ça dit sur l’adaptabilité
Mon prof d’anglais m’a déconseillé l’Erasmus en Irlande. Je suis partie aux États-Unis comme jeune fille au pair.
Ce n’est pas « quand une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre », formule que j’évite soigneusement. C’est une démonstration concrète d’une compétence que j’utilise dans chaque projet : si la solution standard ne correspond pas, je construis une autre route. Aucun des sites que je crée ne ressemble à un autre parce que « le template du secteur » n’est jamais mon point de départ.
Jamais plus de deux ans au même poste, ce que ça dit sur l’exigence de progression
Je ne garde jamais un poste longtemps. Pas par instabilité, par exigence. La répétition sans progression me coûte quelque chose que je ne suis pas prête à dépenser.
Pour mes clients, ça se traduit par une chose précise : je ne livre pas un site et je disparais. Je construis quelque chose qui évolue, et je travaille avec des professionnel·les qui ont la même exigence sur leur propre image.
La rigueur Qualiopi : ce que ça dit sur la méthode
De 2023 à 2025, j’ai travaillé sur la certification Qualiopi dans un organisme de formation. Organisation, suivi documentaire, vérification à chaque étape, zéro approximation.
Cette rigueur, je l’applique à chaque projet web. Un site livré avec Ton Empreinte est un site documenté, testé, structuré pour que le·la client·e puisse le faire évoluer seul·e après la mise en ligne. Pas une boîte noire que seul·e son créateur·rice comprend.
L’ancienne timide : ce que ça dit sur l’écoute
Parler de moi me tétanisait. J’ai appris à compenser par l’écoute, pas l’écoute bienveillante et flottante, mais l’écoute qui cherche ce que l’autre n’a pas encore formulé.
Ce que j’entends dans un premier entretien avec un·e client·e n’est jamais exactement ce qu’il·elle dit. Je cherche le décalage entre ce qu’il·elle décrit de son activité et ce que son image en ligne montre. C’est là que se trouve le vrai travail.
Ce que ces anecdotes ont en commun — et ce que la vôtre doit faire
Aucune de ces anecdotes ne dit « je suis compétente. » Elles prouvent des choses précises : une méthode, une posture, une façon de traiter les problèmes.
C’est la différence entre une page À propos qui informe et une page qui convainc.
Informer : « j’ai 8 ans d’expérience en webdesign et j’accompagne les professionnel·les dans leur communication. »
Convaincre : « voilà ce que mon parcours dit concrètement sur ma façon de travailler et pourquoi ça change quelque chose pour vous. »
Pour votre propre page, la question n’est pas « qu’est-ce que j’ai fait ? » C’est « qu’est-ce que mon parcours prouve sur ma façon de travailler avec mes clients ? » Si vous ne pouvez pas répondre à cette question en relisant votre page actuelle, votre page À propos fait un travail insuffisant.
→ Voir comment l’image de marque globale conditionne la perception de votre expertise
La vraie raison pour laquelle la plupart des pages À propos ne fonctionnent pas
Ce n’est pas un problème d’écriture. C’est un problème de point de vue.
Une page À propos qui ne convainc pas est une page qui essaie de plaire à tout le monde, en listant des compétences génériques, en choisissant des formulations qui ne froissent personne, en restant dans le flou sur ce qu’on fait exactement et pour qui.
Une page qui convainc dit quelque chose de précis à quelqu’un de précis. Et elle accepte de laisser les autres passer leur chemin.
Si votre page actuelle pourrait appartenir à un·e autre professionnel·le de votre secteur, elle n’appartient pas encore vraiment à vous.
→ Demandez votre audit gratuit : en 30 minutes, j’analyse votre page À propos et votre image en ligne, et j’identifie précisément ce qui empêche votre expertise réelle d’être visible et convaincante.
→ Voir comment construire une identité de marque qui dit quelque chose de précis




