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Votre logo vaut plus que vous ne le pensez et moins que vous ne le croyez si vous ne l’avez pas protégé

valeur financière juridique logo

Article MAJ le 10/03/2026 – Quand je parle de création de logo avec mes clients, avocat·es, consultant·es, architectes, formateur·es professionnel·les, coachs, la conversation tourne presque toujours autour de la même chose : est-ce que c’est beau, est-ce que ça me ressemble, est-ce que ça va plaire à mes clients.

Ce sont de bonnes questions. Elles ne sont pas les seules.

Un logo, c’est aussi un actif. Il a une valeur financière qui peut apparaître dans votre comptabilité. Il a une protection juridique, à condition que vous ayez pris les décisions qui vont avec. Et il peut devenir un passif si vous l’avez construit sur des bases fragiles : un template utilisé par dix mille autres entreprises, une image de banque de données que vous n’aviez pas le droit d’utiliser commercialement, ou une création jamais déposée que quelqu’un d’autre protège à votre place.

J’ai voulu creuser cette dimension avec Philippe Jeannin, Conseiller en Gestion de Patrimoine certifié chez Amétis, que j’ai rencontré en réseau. C’est lui qui m’a ouvert les yeux sur la dimension comptable du logo lors d’un échange et cette conversation méritait d’être partagée. J’y ai ajouté ce que je sais, de mon côté, sur la dimension juridique et le dépôt de marque : ce que font mes clients après la création de leur identité visuelle, et ce qu’ils auraient dû faire plus tôt.

Ce que dit la loi : votre logo est une œuvre de l’esprit (mais ça ne suffit pas)

En France, un logo créé par un·e designer est automatiquement protégé par le droit d’auteur dès sa création. Il n’y a pas de démarche à effectuer : la protection existe dès que l’œuvre est originale, c’est-à-dire dès qu’elle porte l’empreinte de la personnalité de son auteur·e.

C’est une bonne nouvelle mais elle a une limite importante. Le droit d’auteur protège contre la copie. Il ne vous protège pas contre quelqu’un d’autre qui déposerait une marque similaire à la vôtre avant vous. Et si cette personne dépose avant vous, c’est elle qui a les droits, même si vous avez créé votre logo en premier.

C’est là qu’intervient le dépôt de marque à l’INPI : l’Institut National de la Propriété Industrielle.

Le dépôt de marque, c’est quoi concrètement : vous enregistrez votre nom, votre logo ou votre signature visuelle auprès de l’INPI dans les classes de produits et services qui correspondent à votre activité. À partir de ce dépôt, vous disposez d’un droit exclusif d’utilisation pour une durée de dix ans, renouvelable indéfiniment.

Ce que ça coûte

le dépôt d’une marque française dans une classe coûte 190 € en ligne (tarif INPI 2024). Chaque classe supplémentaire coûte 40 €. Pour une activité de service avec deux ou trois classes, on est entre 190 € et 270 €. C’est le prix d’une protection active sur dix ans.

Ce que ça ne protège pas

une marque déposée à l’INPI est valable en France. Si vous exercez à l’international ou si vous ciblez des marchés européens, il faut envisager un dépôt auprès de l’EUIPO : l’Office de l’Union Européenne pour la Propriété Intellectuelle dont le coût de base est de 850 € pour une classe.

Ce que ça change pour un·e professionnel·le indépendant·e

Si votre nom ou votre logo a de la valeur, c’est-à-dire si des client·es vous reconnaissent à travers lui, si vous construisez votre réputation dessus, ne pas le déposer, c’est construire sur un terrain qui ne vous appartient pas encore légalement.

Un dernier point sur lequel je reviens souvent avec mes clients

Un logo créé à partir d’un template Canva ou d’une banque d’images standard ne peut généralement pas être déposé comme marque. Il ne satisfait pas au critère de distinctivité exigé par l’INPI et dans certains cas, son utilisation commerciale peut poser des problèmes de droits avec la plateforme source. C’est l’une des raisons pour lesquelles un logo créé sur-mesure par un·e designer n’est pas simplement une question d’esthétique.

Interview de Philippe Jeannin, Conseiller en Gestion de Patrimoine certifié chez Amétis

J. F : Comment évalue-t-on concrètement cette valeur ?
P. J : Le calcul est subjectif, contrairement au chiffre d’affaires ou aux dividendes. C’est comparable à la valorisation d’un bien immobilier : deux biens similaires peuvent avoir des valeurs très différentes selon leur emplacement, leur état, leur histoire. Pour un logo, on regarde le chiffre d’affaires généré par l’entreprise, son secteur d’activité, sa notoriété réelle. Si le logo est reconnu par un grand nombre de personnes, il prend de la valeur. Dans le cas contraire, il n’en a pas encore, mais ça ne veut pas dire qu’il n’en aura jamais.

J. F : Dans quels contextes cette valorisation devient-elle concrètement utile ?
P. J : On travaille sur la valorisation d’une entreprise quand les dirigeant·es souhaitent valoriser leur capital social. Les cas les plus fréquents : une recherche de financement ou de fonds, un prêt bancaire, une cession ou une transmission d’entreprise. Dans ces moments-là, tout ce qui construit la valeur de l’entreprise, y compris son image de marque, entre dans l’équation.

J. F : Est-ce que d’autres éléments de l’identité visuelle, charte graphique, site internet, sont aussi concernés ?
P. J : On ne détaille généralement pas chaque élément séparément dans la comptabilité. On travaille sur une valeur globale de tout ce qui contribue à la notoriété. Un site bien construit valorise l’entreprise, notamment parce qu’il génère des visites, des contacts, des ventes. Un site e-commerce se valorise aussi à travers ses transactions. Ce qui est mesurable et contribue à l’activité entre dans le calcul.

J. F : Quel conseil donnerais-tu à un·e professionnel·le indépendant·e qui crée ou refait son logo aujourd’hui ?
P. J : Ne pas se limiter à l’esthétisme. Penser aux choix stratégiques à long terme de l’entreprise. Un logo qui vous ressemble visuellement mais qui n’est pas protégé, qui ne s’inscrit pas dans une stratégie cohérente, qui sera remplacé dans deux ans parce qu’il ne fonctionne pas, c’est un actif qui ne prend jamais de valeur.

Pour contacter Philippe Jeannin :
Conseiller spécialisé Épargne – Prévoyance – Protection sociale
Conseiller en Gestion de Patrimoine Certifié
Secteur : Haut Languedoc et Grands Causses
Suivez-nous sur : Facebook et LinkedIn.

Ce que ça change pour vous, concrètement

Un logo conçu sans stratégie de marque, utilisé sans protection juridique, impossible à déposer parce qu’il est trop générique : c’est un actif qui reste à zéro dans votre comptabilité, qui ne vous protège pas contre la concurrence, et qui devra être refait dans trois ans quand votre positionnement aura évolué.

Un logo créé dans le cadre d’un projet d’identité complet, avec une réflexion stratégique en amont, une création originale déposable à l’INPI, une cohérence avec vos supports, c’est un actif qui prend de la valeur avec le temps, qui vous protège juridiquement, et qui entre dans la valorisation de votre entreprise quand vous en aurez besoin.

Ce n’est pas une raison supplémentaire de dépenser plus. C’est une façon différente de penser ce que vous investissez et ce que vous construisez réellement.

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